Les écrits autobiographiques de l’écrivain, présentateur télé et ministre de la culture Frédéric Mitterrand resteront évidemment scandaleux, même
après l’éteignoir qui ne manquera pas d’étouffer l’affaire.
Quoiqu’il en dise, ces écrits constituent une apologie d’un certain modèle de re-lations sexuelles avec des « gosses », des « garçons » et dans le cadre d’une prostitution
masculine organisée lors de voyages lointains…
Que dire de cette mansuétude pour deux violeurs de sa connaissance et qui se voient proposer, aux frais de l’état, un tapis rouge alors que la victime reste superbe-ment
ignorée… «En tant que directeur de l'Académie de France à Rome, je m'en-gage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion » écrit-il et ajoutant dis-poser « d'un certain
nombre de contacts qui pourraient être mis à profit » dans « son entourage parisien».
Ils confirment, après les réactions indignées et de soutien à Polanski qui doit répondre d’un viol sur mineure, la décadence dans laquelle une majeure partie de nos
élites intellectuelles et politiques , le show-bizz s’enfoncent avec volupté. Il n’en reste pas moins que la situation politique apparaît ubuesque. Mitterrand, ce socialiste tendance décadente et
gauche caviar, est soutenu par la droite qui devrait être, en principe, conservatrice et gardienne des dernières valeurs morales si tant est que l'on en reconnaisse.
Par ailleurs, il se trouve décrié par certains de la gauche (bravo !!!), le tout avec une seule formation politique offensive : le front national !!! Et beaucoup de
personnalités ou de partis politique qui se mettent la tête dans le sable...
Bref, pas réjouissant !!!
Jean-Luc BOULARD
Je ne m’intéresse qu’assez peu, géographie oblige, à la politique jovinienne, sauf à suivre le mauvais feuilleton grand-guignolesque
qu’elle a bien voulu nous donner par presse interposée.
Je note simplement cette citation d’un battu de la droite locale qui, au soir de la bataille des municipales de Joigny, toute honte bue, après avoir salué son vainqueur
socialiste probablement bien étonné de se retrouver là, déclare : « nous avons perdu, mais nous sommes devant l’autre liste de droite ; pour nous c’est une satisfaction. » (L’Yonne Républicaine
du 21 septembre)
Si Henri de Raincourt parlait ce même soir « d’une claque méritée », on peut véritablement parler, au vu de telles déclarations, toutes droites confondues, de têtes à
claques...
Ainsi se trouve toujours vérifié l’axiome bien connu de Guy Mollet : « en France, on a la Droite la plus bête du monde »…
Jean-Luc BOULARD
Sens le mercredi 7 octobre 2009
Un homme condamné en 2002 à onze années de prison pour la séquestration et le viol d’une adolescente, libéré cinq années après sa condamnation, vient d’avouer l’assassinat de Marie-Christine Hodeau. En déclarant que « le risque zéro n’existe pas » ou bien « qu'après sa peine, cet homme était libre de revenir vivre chez lui s'il le souhaitait », les magistrats démontrent une nouvelle fois leur total mépris teinté de cynisme.
Cette actualité ramène à deux sujets complètement occultés, tabou dirais-je, la peine de mort et la réalité des sanctions pénales.
Les politiques, à l’abri dans leurs quartiers cossus et derrière leurs protections policières, ont littéralement dynamité le système judiciaire
français pour d’obscures raisons idéologiques.
Depuis l’abolition de la peine de mort, violant sans état d’âme l’opinion populaire de l’époque
et justifiée alors par « le caractère inaliénable du droit à la vie pour chaque individu », cette loi révèle régulièrement ses poisons. L’édifice judiciaire censé protéger la
société s'effondre progressivement. La perpétuité, substitut de la peine capitale lors de son abrogation en 1981, n'existe plus, les peines
s’édulcorent avec une Justice maniant subtilement réductions, amnisties diverses et libérations conditionnelles. Cette réalité constitue un scandale pour ceux dont les proches ont été assassinés
après récidive…
Autre anomalie française, la "confusion des peines". Dans notre code pénal, la peine la plus lourde absorbe toutes les autres, les condamnations successives se confondent... Une duperie qui pousse finalement au crime.
Les familles de victime, découvrant alors la vacuité totale de notre système pénal, réclament justice. Peine perdue… Le Premier ministre, en bon pompier pyromane, s’interroge comme à chaque fois : « La question qui est posée par les Français, c'est comment peut-on faire pour que ça ne se produise plus et que nous n'ayons plus de crimes comme celui-là qui aurait pu sans doute être évité », expliquant que le gouvernement ne s'interdit « aucune réflexion sur aucun sujet »… Rétablissons les piliers d’une véritable justice. Abolissons cette stupide « confusion » des peines, appliquons intégralement les sentences pour les crimes, rétablissons à la fois la vraie perpétuité et la peine de mort. La peur doit changer de camp !!!
Le débat mériterait d'être remis sur la place publique et le peuple consulté par voie de référendum…
Jean-Luc BOULARD,
Sens le dimanche 4 octobre 2009
L'éphéméride de votre édition du mardi 25 août relate la solennité de saint Louis, lequel est présenté comme « Louis IX, roi des Français » .
Permettez-moi juste de préciser qu'il eût fallu écrire " Louis IX, roi de France " car, en effet, cette mention " roi des Français " n'apparut que très tardivement. Si CLovis fut roi des Francs, à partir de Hugues Capet, les rois recevaient le qualificatif " de France ". La Révolution, bien consciente de la nuance sémantique entre ces deux notions, obligera Louis XVI à accepter cette terminologie de "roi des Français" par un vote à l'Assemblée Nationale le 10 octobre 1789.
Louis XVIII et Charles X refuseront et reprendront l'appellation "roi de France" alors que Louis-Philippe, monarque constitutionnel et fils du régicide Philippe d'Orléans, dit égalité, souhaitera être le "roi des Français"... Quelle différence entre ces deux représentations, me direz-vous ? L'une évoquait une certaine transcendance, l'autre un asservissement par le " peuple souverain "…
Il n’en reste pas moins que ce sont les rois de France qui construisirent notre pays et lui donnèrent une grandeur à jamais perdue.…
Jean-Luc Boulard
Sens le jeudi 27 août 2009
Courrier expédié au Courrier des lecteurs de l'Yonne Républicaine, puis publié le 29 août.
Infanticide et avortement
Déjà s’estompe le cauchemar de l’affaire Courjault, laquelle s’est vu donc condamnée à huit années de prison pour l’assassinat à la naissance de trois de ses cinq enfants. Si l’on tient compte des remises de peine et du temps d’incarcération avant jugement, elle devrait donc fêter Noël parmi les rescapés de sa famille. Triste fête de la Nativité !!!
Au-delà du cas de cette mère infanticide qui, avec beaucoup d’habileté, aura su tenir son rôle d’irresponsable pétrie de repentir, ce jugement pose de nombreuses questions et déplace une nouvelle fois le curseur mortifère de notre société vers l’insupportable. Dans sa mansuétude, il révèle en filigrane, la reconnaissance d’une circonstance atténuante liée à l’avortement légalisé.
En effet, comment ne pas associer la récurrence de ce genre de crime à un effet secondaire de la banalisation d’une loi qui garantissait, non sans cynisme, « le respect de tout être humain dès le commencement de la vie » (l’Article 1er de la loi Veil).
Cette recrudescence constatée des infanticides, posés comme des actes normaux, nous interpelle sur cette chosification de l’être humain, cette désinhibition de la mort donnée, la confusion éthique qui s’installe dans le subconscient de nos contemporains.
Finalement, avorter l’enfant à naître ou le tuer juste après sa naissance, quelle différence fondamentale ? Une simple appréciation d’échelle, semblent nous dire ces malheureuses mères…
Devrons-nous alors légiférer et dépénaliser ces actes au motif d’adapter la loi aux pratiques, comme pour l’avortement en 1975 ? Ou trouver des arguties juridico psychiatriques pour affranchir les coupables ?
L’on aura même poussé l’ignominie, dans ce procès, jusqu’à évoquer comme circonstance atténuante le fait, pour Véronique Courjault, d’être issue d’une famille de sept enfants, de paysans pauvres. Familles nombreuses, on vous hait. Salauds de pauvres : repentez vous…
Cette affaire prouve une nouvelle fois que toute atteinte au caractère sacré de la Vie, et plus encore lorsque cette atteinte est inscrite dans les lois (a)morales d’une société, ne peut aboutir qu’aux pires dérèglements.
Notre société en fait de plus en plus la cruelle expérience.
Jean-Luc Boulard
Sens, le samedi 18 juillet 2009
Publié dans l'Yonne Républicaine du 21 juillet 2009 - Courrier des lecteurs -
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Il nous montre ici, très clairement, que l’actuelle construction européenne nous conduit vers un système totalitaire très comparable à ce que fut l’URSS.
http://www.youtube.com/watch?v=45XJ3dEU7iA
ou
Soixante-seize
mineurs ont été euthanasiés en Belgique
au cours des deux dernières années,
alors que la loi belge de 2002 n’autorise l’euthanasie
que sur des adultes consentants, indique
une étude universitaire citée jeudi par
la presse belge. Ce constat est le fruit d’une
enquête sur les pratiques professionnelles de
141 infirmières et infirmiers affectés dans
cinq des sept unités des soins intensifs pédiatriques
du pays publiée dans l’American
Journal of Critical Care et dont le quotidien
Le Soir publie les principaux enseignements.
Un tiers des euthanasies ont été pratiquées
par administration de drogues létales, tandis
que les médecins et les infirmières se sont
« contentés d’arrêter les soins actifs et/ou
d’administrer des sédatifs ou des analgésiques
» dans les autres cas. L’étude indique
par ailleurs que 89 % des infirmières interrogées
estiment que la loi doit être adaptée
afin de permettre l’euthanasie de mineurs
dans certains cas.
Le sénateur libéral Philippe Monfils, luimême
l’un des promoteurs de la loi sur l’euthanasie
en 2002, a réagi : « Ceci est la porte
ouverte à toutes les dérives, dérives que précisément
la loi sur l’euthanasie a voulu empêcher
en encadrant strictement ce choix de
fin de vie. » Hier, les personnes âgées, aujourd’hui
les mineurs, et demain… les handicapés
mentaux ? Un peu tard…
PRÉSENT — Samedi 28 mars 2009
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